Distance parcourue : 2907MN (5387Km)


Afficher Traversée de l'atlantique sur une carte plus grande
Note : pour me contacter.

dimanche 11 avril 2010

Une journée comme les autres, ou presque !








La météo est bonne, vent de Est / Nord-est 20 à 25 nœuds, grand soleil, tout va bien, la houle est quand même croisée et assez forte, ça bouge dans tous les sens.

Comme le bateau va vite (entre 7 et 10 nœuds) le bruit est assez fort à l'intérieur des cabines, mais nous avons maintenant l'habitude.

Depuis quelques jours nous lavons la vaisselle à l'eau de mer ! Vous savez pourquoi ! Nous venons de constater quelques petits points de rouille sur les couverts en inox. Heureusement sans gravité, un nettoyage plus sérieux a tout fait disparaître. Ce phénomène est donc à surveiller au cas ou cela se reproduirait.

Marinette commence à rêver de grands espaces verts, aux petites fleurs des champs, au chant des grillons, plus doux, dit-elle, que le bruit des vagues sur les flotteurs du cata.


Nous sommes maintenant à quelques jours de l'arrivée et avons vidé les derniers bidons de gas-oil dans les réservoirs. Nous avons très bien géré le carburant. Même s'il n'y avait plus ou peu de vent (ce qui est peu probable à l'approche des Antilles), nous aurions de quoi rentrer au moteur.
Cette opération est assez délicate en navigation. Il est indispensable d'avoir une petite pompe à main pour amorcer le remplissage.



Soudain, le bruit régulier des vagues et de l'eau sur la carène du bateau, mélangé à celui du vent fut fortement troublé par le crissement d'un moulinet de canne à pêche !
Branle bas de combat, il faut ralentir le bateau, ce qui n'est pas facile lorsque l'on va vite et en vent arrière, et Jean-François qui fait la sieste !!!
Alex a donc pris les commandes du bateau, je me suis jeté sur la canne à pêche et Marinette sur l'appareil photos.

Après quelques minutes de combat (à armes inégales) j'ai eu le plaisir de remonter un superbe Tazard de 90 cm de long !!! J'en étais fier, c'était mon premier gros poisson.






Le pauvre, il fut aussitôt anesthésie à l'alcool fort, puis découpé et transformé en carpaccio et rôti par notre chef de cuisine et capitaine Jean-François.

Qu'est-ce que c'était bon !

Vendredi 29 janvier 2010 - C'est la routine !




C'est la routine !

Comme les jours précédents, le décor change bien peu.


Tout devient répétitif : Quarts, repas, légère toilette, douche à l'eau de mer et rinçage au pulvérisateur de jardin, prise de météo, email grâce au téléphone Iridium pour communiquer notre position, lecture, consultation du traceur et analyse de la route, rectification éventuelle en fonction du déplacement des dépressions pour rechercher les vents.


Pour le ménage, il y aurait bien à faire, mais le bateau est en perpétuels mouvements, il est plus facile de se cogner et se faire mal que de bien le nettoyer. Pas de problème, nous verrons cela au ponton, à l'arrivée.


En fait, lorsque l'on a jamais parcouru de grande navigation, on a l'impression que l'on risque de s'ennuyer au fil des jours.

L'analyse est assez curieuse et particulière. le temps passe au rythme des quarts. On ne dort jamais à la même heure, il faut se reposer le jour, se nourrir régulièrement. L'habitude terrestre concernant les repas pris en commun n'existe plus (sauf le soir ou nous essayons de dîner ensemble, sauf par mauvais temps).

Le matin chacun se lève à une heure décalée en fonction de son quart. Quand on se lève d'autres vont se reposer.

Après quelques jours de navigation, la notion du temps est assez différente à celle que nous connaissons sur terre. Connaître quel jour nous sommes demande un effort de réflexion !
Pour ma part et pour que la traversée me semble assez courte, sachant qu'elle devait durer environ 15 jours, je me suis fixé un temps intermédiaire : Dès le départ, je me suis focalisé sur la moitié du parcours en me disant que dans une semaine nous serons à la moitié - une semaine, ça passe assez vite !

A la moitié du parcours, je me suis dit qu'il ne restait qu'une petite semaine et j'ai commencé à décompter les jours restants !

C'était ma technique et elle a bien fonctionné ! Qu'en pensez-vous ?


jeudi 4 mars 2010

Perte de notre réserve d'eau douce en quelques heures !!!


Stupeur
au réveil !

L'eau est évidemment vitale sur un bateau.

Mercredi 27 janvier, nous étions en haute mer, au beau milieu de l'océan, à plus de 2000 km de la terre, soit à plusieurs jours de navigation. Tout se passait très bien, la vie à bord s'était bien organisée, les quarts de chacun se déroulaient sans problème, la mer était agitée mais très navigable et le vent était gentil avec nous.
Au moment de prendre mon quart à 3 heures du matin, le skipper m'informe qu'il n'y avait plus une goutte d'eau dans les réservoirs !!! 900 litres au départ des Canaries, et maintenant plus rien !!! quelle catastrophe !!!


Avant d'en trouver la cause, nous avons analysé les stocks d'eau minérale. Sur ce bateau les contraintes du calendrier de fin d'année, n'ont pas permis l'installation du dessalinisateur avant le départ des Sables d'Olonnes. Ce travail devait se réaliser dès l'arrivée en Martinique.
Après comptage des bouteilles et compte tenu de l'estimation de notre arrivée, nous disposons de 3 litres d'eau par personne et par 24 heures pour la nourriture et la toilette. Ouf, c'est très peu mais c'est jouable. Il faut tenir une grande semaine.




Nous utilisons au maximum l'eau de mer pour la vaisselle et la douche !!!
Pour la santé, il est hors de question d'en boire sur une longue durée. Heureusement le stock de vin sera suffisant jusqu'à destination !

La cause est l'ouverture par accident du robinet mitigeur de l'évier du cockpit.
Il y a deux explications possibles :
1/ Nous avions un bout pour la retenue de baume qui pendait en bout de celle-ci. Il n'était pas attaché car il n'était d'aucune d'utilité à ce moment là. Il est possible qu'en se balançant il ait remonté la manette du mitigeur !







2/ Il y avait une bouteille d'eau minérale dans l'évier, les embardées du bateau l'ont peut-être bousculée et elle a pu remonter la manette du mitigeur.
On ne le saura jamais mais on en tire un enseignement : Vérifier en permanence la bonne fermeture des robinets et s'assurer que rien ne peut déclencher une ouverture imprévue.

samedi 27 février 2010

Vos commentaires nous encouragent ...

Vos commentaires nous encouragent, alors n'hésitez pas !

Raconter une telle expérience sur un blog est passionnant. Nous voyons bien que cela vous intéresse par le nombre important de connexions. Recevoir en retour des commentaires, des avis est pour nous un bonheur, une récompense. Cela nous incite à continuer.

Si vous éprouvez quelques difficultés, voici le mode d'emploi :

- Sur la page principale du blog, à la fin d'un chapitre, cliquez sur "commentaires" (c'est écrit en jaune et
tout petit).

- Dans le cadre qui apparait, inscrivez votre commentaire.

- Cliquez sur la flèche bleue du petit cadre à droite de "commentaire", une fenêtre s'ouvre, cliquez sur anonyme, puis sur "aperçu"
et attendez que votre texte s'affiche dans le cadre des commentaires.

- Il s'affiche alors un mot bizarrement écrit. Recopiez-le dans la fenêtre juste au dessous, puis terminez en cliquant sur "publier un commentaire".


Voila c'est tout simple. A bientôt sur le blog.
Daniel G.

La chaîne alimentaire en haute mer !


Permettez-moi de vous relater un fait réel concernant la chaîne alimentaire en haute mer.

Cette aventure est arrivée à un skipper professionnel. Elle aurait pu se terminer tragiquement :
L'équipage du voilier était composé de 3 ou 4 personnes. Alors qu'ils étaient en haute mer avec plus de 5000 m d'eau sous le bateau, le vent avait tellement faibli que celui-ci n'avançait plus. Il lui vient soudain l'idée de se baigner ! Après tout ce n'est pas commun de se baigner dans une telle profondeur d'eau ! Et puis il y a du monde sur le bateau pour satisfaire à toute situation si le vent revenait d'un coup !
Il ne saura jamais pourquoi, mais alors qu'il était en maillot de bain, prêt à plonger, il s'est dirigé vers le mât pour attacher proprement les drisses qui pendaient (peut-être l'instinct professionnel !). ceci lui a pris quelques secondes. Au moment ou il s'est retourné pour se mettre à l'eau, il aperçoit, à quelques dizaines de mètres, le dos d'un gros requin blanc !!!
Bien évidement, l'idée du bain fut immédiatement abandonnée.
Dès l'arrivée de l'équipage à terre, le skipper à pris contact avec les instances Océanographiques pour leur faire part de cette situation très exceptionnelle.
C'est tout à fait normal et courant, s'entend-il dire ! Cela s'appelle la chaîne alimentaire.
Explication " Lorsqu'un bateau se déplace, il laisse derrière lui les déchets alimentaires biodégradables ainsi que les matières fécales
appréciées des petits poissons. Ceci est le début de la chaîne. Ces petits poissons sont les proies faciles des plus gros et ainsi de suite jusqu'au requin blanc. Voyant le bateau entouré de ces proies faciles, la recherche de la nourriture peut le rendre très dangereux ! "
Je pense que ce skipper devrait croire à sa bonne étoile...

Superbe Dorade Coryphène !


La prise d'une dorade Coryphène est une belle pèche. Ce poisson assez exceptionnel par sa taille, ses superbes couleurs dans l'eau, qui changent quelques minutes après en être sortie. C'est pourquoi je tiens à vous la présenter sur une page particulière.

La présence de dorades Coryphène peut être pressentie lors de l'apparition de poissons volants. Ces petits poissons sont un des mets préférés des dorades. C'est donc une bonne indication de les voir s'envoler devant le bateau.



























Le coryphène ou dorade coryphène ou mahi-mahi est un poisson que l'on peut trouver dans les régions tropicales et subtropicales de tous les océans, et occasionnellement en Méditerranée. Sa taille moyenne adulte est de 1,50 mètres pour 20 kg et peut atteindre 2 m pour 40 kg. Ce poisson très rapide peut atteindre des vitesses dépassant les 50 nœuds. Cette espèce présente un dimorphisme sexuel : le mâle possède une bosse sur le front, donnant une forme carrée à sa tête, alors que la femelle a une tête ronde, et un corps plus fin et plus petit que le mâle qui l'accompagne : ces poissons vivent en effet souvent en couple.

C'est une espèce qui effectue de grandes migrations et qui est constituée d'actifs prédateurs. Carnivore, il se nourrit de poissons volants, de calmars, de maquereaux et autres petits poissons ou juvéniles, mais aussi de crustacés pélagiques et de zooplancton. La coloration est généralement très vive et composée de différentes couleurs. Le Coryphène est parfois nommé Poisson caméléon en raison de ses facultés à changer radicalement de couleur, à quelques minutes d'intervalle.

Le corps peut passer du jaune brun au bleu, puis blanc, laissant apparaître de grosses pigmentations rouges, bleues, noires... Les nageoires sont également très colorées, bleu à bleu vert pour la dorsale, jaune ou bleu à bleu vert pour l'anale. La dorade coryphène est surtout pêchée par les petites flottilles insulaires tropicales. Le volume annuel mondial de capture est de 30 000 tonnes. Il se pêche fréquemment à la traine. En Polynésie française, ce poisson qui se déplace en surface, au ras des vagues, est pourchassé à l'aide de bateaux puissants et agiles, les poti marara, puis harponné.



La daurade coryphène est un poisson qui vie au large, n'approchant les côtes qu'occasionnellement, et qui évolue généralement près de la surface et rarement en dessous de 50 mètres de profondeur. Les coryphènes vivent généralement dans les eaux chaudes mais de plus en plus d'individus sont signalés en méditerranée et même sur la côte Atlantique dans le Sud de la France et au Portugal.

Nous commençons à trouver ce poisson sur les étales de nos poissonniers. Faites-vous plaisir le jour ou vous en trouverez, vous m'en direz des nouvelles ! C'est tout simplement une chaire exceptionnelle !

Bon appétit.

Quelle pêche !!!



La pêche est une activité qui, en navigation hauturière, présente bien des avantages. S'occuper pour que le temps passe plus vite, se nourrir avec des aliments dont la fraîcheur n'est surtout pas à remettre en cause, le plaisir de sortir un beau poisson, quand il ne part pas avec le leurre !!!

La technique est très simple :
- Certain utilise des moyens très rudimentaires : Un fil bien costaud et un gros hameçon caché sous un leurre composé bien souvent d'un sac plastique découpé en fines lamelles. C'est peut-être très simple, mais d'après que ça marche...
- Nous, nous avions 2 superbes cannes équipées chacune d'un moulinet de haute mer " du matériel de Pros", quelques centaines de mètres de fil et de vrais leurres,
très beaux et soit disant efficaces ! En fait c'est vrai !
Dés le premier jour, Jean-françois a remonté un beau thon de 10 à 12 kg qui fut immédiatement découpé en carpaccio et en rôtis. Une partie sera placée dans le réfrigérateur et le reste dans le congélateur. Quelle organisation !

En fait notre pêche fut fructueuse car il s'en est suivit une belle dorade Coryphène de 80 cm de long le 25 janvier et un Thazard de 90 cm le dimanche 30 janvier. Compte tenu de cette abondance, nous avons décidé de plier les cannes.

C'est un grand bonheur de savourer les petits plats, de notre capitaine et de Marinette, cuisinés avec des produits aussi frais.

Au fait ! savez-vous comment on tue les gros poissons juste péchés ? Sachez bien que ces petites bêtes sont très puissantes. Un coup de queue ou de tête peut être très dangereux ! D'autant que l'infirmerie n'est pas à coté d'ici ! Je vais vous donner notre méthode : Il suffit d'un peu d'alcool fort -Rhum agricole 55° c'est plus efficace - ou à défaut, rhum ou cognac à 40° ça marche bien aussi. Il suffit simplement d'en verser un peu dans l'ouïe du poisson ! étonnant n'est-ce pas ! C'est immédiat, ce n'est pas traumatisant et il n'y a pas de projection de sang.

Le Thazard que vous voyez ci-dessus et dessous est un poisson qui existe en diverses variétés. Celui-ci se rapproche du maquereau avec une gueule de brochet. La chaire est très agréable, rien à voir avec le thon dont la chère est un peu sèche.
La prise d'un poisson de ces tailles crée une activité sur le bateau durant un certain temps et c'est très bien.

La pèche en mer telle que nous la pratiquons est très simple. Une ou deux lignes à la traîne, de longueur différente afin d'éviter que le fil ne se mêle, et on attend que le frein du moulinet chante !
Ce type de pèche se pratique en surface. Chez nous, le long des côtes, nous péchons le maquereau et le bar à la traîne. La vitesse ne doit pas excéder 3 nœuds. En haute mer les poissons sont beaucoup plus véloces et la vitesse d'un voilier n'a plus d'importance.
Lorsque le crissement du frein du moulinet nous averti d'une prise, il est impératif de stopper le bateau afin de ne pas exercer une tension trop importante sur le fil. C'est facile à dire et pas toujours à faire. Sous voiles et quand le bateau marche bien il n'est pas simple de l'arrêter. C'est quand même plus de 13 tonnes se déplaçant à environ 8 nœuds (presque 15 km/h), propulsé par 116 m² de voiles. On fait au mieux ... c'est évidement différent et plus simple lorsque l'on est au moteur.




mercredi 24 février 2010

Quelques jours pour s'amariner seront nécessaires

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Les quarts s'enchaînent, chacun passe son temps et s'organise. La vie est à la fois simple et facile, le temps ne dure pas car il y a toujours à s'occuper. Quand il n'y a rien à faire, on en profite pour se reposer. On ne sait jamais, les prochaines heures peuvent êtres plus agitées !
Les repas s'organisent. Le petit déjeuner se prend d'une manière un peu décousue. Il y va des heures de quart, des temps de repos de chacun et aussi de la faim. Sachant que sur un bateau il faut manger avant d'avoir faim et se reposer avant d'être fatigué !






Pour Marinette, le temps d'adaptation est un peu plus long que prévu ! Il n'est pas facile de se nourrir, ça passe doucement et sans trop d'appétit. Heureusement elle en avale peu mais ça ne ressort pas ! Le "Mer calme" est efficace et c'est tant mieux. C'est souvent à partir de 17 heures que le mal à l'estomac arrive.

Mais alors pour les trois hommes, ce n'est que du bonheur. Tout en étant très raisonnables, nous avons toujours très bien mangé grâce à notre chef cuisinier le Capitaine Jean-françois. Sans oublier l'apéritif du soir et les excellents vins blancs et rouges.






Le bateau marche bien, tantôt avec un peu de moteur mais nous ne voulons pas prendre de retard car nous allons passer dans une zone de vent très faible "ce que nous appelons - Pétole" et il faut vite en sortir, sans descendre trop au sud ce qui allongerait notre parcours.



























Je suis heureux de vous montrer que Marinette s'est refait la cerise. Je crois que nous allons la rebaptiser "Marinette Hautissier" ! L'appétit est revenu elle a même commencé à prendre l'apéritif (un peu), ça promet !

Première nuit, premier quart.

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La vie à bord s'installe, le carnet de bord commence à se remplir - c'est un élément de sécurité obligatoire en navigation - les prises de quarts sont définies : Pour la nuit, de 18 h. à 6 h. la durée sera de 3 h. Les quarts de jour se dérouleront de 6 h. à 18 h. par période de 4 h. Ceci permet d'alterner les horaires de chacun. Nous sommes donc 3 : Jean-François, Alex et moi à veiller
alternativement sur la bonne marche du
bateau et assurer une surveillance constante de la mer afin d'éviter toute
rencontre impromptue (bateaux, engins

flottants etc... L'expérience prouve que la
mer transporte bien trop d'objets qui peuvent se révéler dangereux !


Ce soir, mon quart sera de 21 h. à minuit et pour la première fois ma chère épouse Marinette a souhaité y participer.
Il fait maintenant nuit noire. nous voyons au loin les lumières de Tenerife s'éloigner,
la lune est dans son premier quartier mais se lèvera plus tard. Le ciel est entièrement dégagé et nous pouvons contempler les différentes constellations d'étoiles.






Combien de questions nous traversent l'esprit en admirant cette immensité cosmique. Je vous décris le tableau : Je suis assis sur la banquette du poste de barre (sur la partie supérieure du bateau)
celui-ci est sous pilote automatique, ma chérie est allongée sur la banquette, la tête sur ma cuisse et tout en assurant notre veille, nous
observons le ciel ! Les commentaires y vont bon train ! Mais que c'est beau !
Soudain, vers 23 h., une lumière blanche apparaît à l'horizon de notre tribord avant... Lentement elle se rapproche... puis nous apercevons un feu rouge, puis il devient vert, puis blanc, repasse rouge, vert et s'éloigne sur notre arrière tribord. Les initiés auront compris que c'est un bateau qui se dirige sur nous, puis il effectue un tour complet avant de continuer sa route sur notre arrière. La surprise fut totale lorsque nous avons distingué les importantes voiles proches de nous - 50 ou 100 m.- il est très difficile en mer et la nuit de déterminer la distance d'un feu de quelque couleur qu'il soit. De qui s'agissait il et que cherchait il ...? Plaisancier ayant fait une fausse manoeuvre, trafiquant cherchant son client !!! Nous n'aurons pas la réponse ! Nous avons continué notre route de nuit sans autre rencontre.

La température est maintenant assez fraîche, l'humidité apparaît sur les sièges que nous sommes obligés d'essuyer régulièrement. La veste de quart et le bonnet sont indispensables. La lune s'est enfin levée, elle est assez basse sur l'horizon et disparaîtra rapidement.
Minuit est arrivé, c'est l'heure de se reposer. Dans 6 heures, je recommencerai ma veille (seul, car Marinette dormira (peut-être !)).

mardi 23 février 2010

Dimanche 17 janvier 2010 - On lache les amarres !


Dimanche 17 janvier, 17 h 00 : Vent de force 2 à 4, la mer est belle, visibilité supérieure à 10 milles nautiques, pression barométrique 1020 hp. Nous quittons le port de Tenerif et longeons la côte, la route de fond est au 200, vitesse de fond 6,5 nds. Le sondeur n'affiche plus rien, il a décroché dès la sortie du port, nous sommes passés trés rapidement de 20 mètres à plusieurs centaines de mètres d'eau sous le bateau. Nous sommes tous sur le pont et admirons ce paysage et ce port qui s'éloignent pendant que doucement nous nous enfonçons dans la nuit.

Durant plusieurs heures nous avons admiré ces montagnes dont les éclairages lointains semblaient fêter notre départ, les bruits de la civilisation s'estompent, le bateau glisse, les filets d'eau sur la coque nous bercent, quel moment admirable !!!














Nous quittons le port de Santa Cruz pour plus de 5380 km "sans escale" !

Arrivée des bateaux à Tenerife


Comme je vous l'avais écrit il y a quelques jours, le
mauvais temp
dans le golfe de Gascogne et lors de la descente du Portugal a obligé les bateaux à se dérouter pour l'un et à se mettre à l'abri pour l'autre. Cela nous a permis de bien visiter cette merveilleuse île de Tenerife.

Le premier à montrer son étrave est "Améthyste" il avait pris l'option de se dérouter pour ne pas s'arrêter. Il est arrivé 3 jours avant le notre "Maouali" qui s'est arrêté au Portugal.
Christophe (à gauche) Alexandre (àdroite), Skippers de Améthyste.















Maintenant ça ne rigole plus ! Révision technique générale. Vidange
des moteurs, boîte, remplacement des filtres, vérification du grèment... Ensuite il y a l'approvisionnement en tout genre : Vivres, eau minérale, remplir les réservoirs de carburant et d'eau douce, se remémorer dix fois le quotidien, prévoir l'imprévisible pour ne pas manquer, envisager toutes les situations et trouver la réponse à toutes les questions. Ces réflexions sont très importantes, il n'est pas envisageable de réparer un oubli après le départ. La tache de chacun était bien définie, tout s'est bien déroulé.

En bas à droite : Yann, second skipper de Maouali qui l'a descendu des Sables à Tenerife avec Alexandre et qui est reparti en France par Avion.

lundi 22 février 2010

Majestueux volcan : LE TEIDE

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Le volcan de Teide culmine à 3 718 mètres d'altitude (le plus haut sommet d'Espagne) dans l'île de Tenerife, au centre de l'archipel des Canaries.

Le Teide se dresse au centre d'une importante caldeira nommée Las Cañadas (une grande structure effondrée de près de 15 km d'est en ouest avec par endroit des falaises de plus de 500 m de hauteur). Le plancher de cette caldeira est situé à une altitude moyenne de 2 000 à 2 250 mètres.