

La pêche est une activité qui, en navigation hauturière, présente bien des avantages. S'occuper pour que le temps passe plus vite, se nourrir avec des aliments dont la fraîcheur n'est surtout pas à remettre en cause, le plaisir de sortir un beau poisson, quand il ne part pas avec le leurre !!!La technique est très simple :
- Certain utilise des moyens très rudimentaires : Un fil bien costaud et un gros hameçon caché sous un leurre composé bien souvent d'un sac plastique découpé en fines lamelles. C'est peut-être très simple, mais d'après que ça marche...
- Nous, nous avions 2 superbes cannes équipées chacune d'un moulinet de haute mer " du matériel de Pros", quelques centaines de mètres de fil et de vrais leurres,
très beaux et soit disant efficaces ! En fait c'est vrai !
Dés le premier jour, Jean-françois a remonté un beau thon de 10 à 12 kg qui fut immédiatement découpé en carpaccio et en rôtis. Une partie sera placée dans le réfrigérateur et le reste dans le congélateur. Quelle organisation !
En fait notre pêche fut fructueuse car il s'en est suivit une belle dorade Coryphène de 80 cm de long le 25 janvier et un Thazard de 90 cm le dimanche 30 janvier. Compte tenu de cette abondance, nous avons décidé de plier les cannes.

C'est un grand bonheur de savourer les petits plats, de notre capitaine et de Marinette, cuisinés avec des produits aussi frais.
Au fait ! savez-vous comment on tue les gros poissons juste péchés ? Sachez bien que ces petites bêtes sont très puissantes. Un coup de queue ou de tête peut être très dangereux ! D'autant que l'infirmerie n'est pas à coté d'ici ! Je vais vous donner notre méthode : Il suffit d'un peu d'alcool fort -Rhum agricole 55° c'est plus efficace - ou à défaut, rhum ou cognac à 40° ça marche bien aussi. Il suffit simplement d'en verser un peu dans l'ouïe du poisson ! étonnant n'est-ce pas ! C'est immédiat, ce n'est pas traumatisant et il n'y a pas de projection de sang.
Le Thazard que vous voyez ci-dessus et dessous est un poisson qui existe en diverses variétés. Celui-ci se rapproche du maquereau avec une gueule de brochet. La chaire est très agréable, rien à voir avec le thon dont la chère est un peu sèche.
La prise d'un poisson de ces tailles crée une activité sur le bateau durant un certain temps et c'est très bien.
La pèche en mer telle que nous la pratiquons est très simple. Une ou deux lignes à la traîne, de longueur différente afin d'éviter que le fil ne se mêle, et on attend que le frein du moulinet chante !
Ce type de pèche se pratique en surface. Chez nous, le long des côtes, nous péchons le maquereau et le bar à la traîne. La vitesse ne doit pas excéder 3 nœuds. En haute mer les poissons sont beaucoup plus véloces et la vitesse d'un voilier n'a plus d'importance.
Lorsque le crissement du frein du moulinet nous averti d'une prise, il est impératif de stopper le bateau afin de ne pas exercer une tension trop importante sur le fil. C'est facile à dire et pas toujours à faire. Sous voiles et quand le bateau marche bien il n'est pas simple de l'arrêter. C'est quand même plus de 13 tonnes se déplaçant à environ 8 nœuds (presque 15 km/h), propulsé par 116 m² de voiles. On fait au mieux ... c'est évidement différent et plus simple lorsque l'on est au moteur.

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