



C'est la routine !
Comme les jours précédents, le décor change bien peu.
Tout devient répétitif : Quarts, repas, légère toilette, douche à l'eau de mer et rinçage au pulvérisateur de jardin, prise de météo, email grâce au téléphone Iridium pour communiquer notre position, lecture, consultation du traceur et analyse de la route, rectification éventuelle en fonction du déplacement des dépressions pour rechercher les vents.
Pour le ménage, il y aurait bien à faire, mais le bateau est en perpétuels mouvements, il est plus facile de se cogner et se faire mal que de bien le nettoyer. Pas de problème, nous verrons cela au ponton, à l'arrivée.
En fait, lorsque l'on a jamais parcouru de grande navigation, on a l'impression que l'on risque de s'ennuyer au fil des jours.
L'analyse est assez curieuse et particulière. le temps passe au rythme des quarts. On ne dort jamais à la même heure, il faut se reposer le jour, se nourrir régulièrement. L'habitude terrestre concernant les repas pris en commun n'existe plus (sauf le soir ou nous essayons de dîner ensemble, sauf par mauvais temps).
Le matin chacun se lève à une heure décalée en fonction de son quart. Quand on se lève d'autres vont se reposer.
Après quelques jours de navigation, la notion du temps est assez différente à celle que nous connaissons sur terre. Connaître quel jour nous sommes demande un effort de réflexion !
Pour ma part et pour que la traversée me semble assez courte, sachant qu'elle devait durer environ 15 jours, je me suis fixé un temps intermédiaire : Dès le départ, je me suis focalisé sur la moitié du parcours en me disant que dans une semaine nous serons à la moitié - une semaine, ça passe assez vite !
A la moitié du parcours, je me suis dit qu'il ne restait qu'une petite semaine et j'ai commencé à décompter les jours restants !
C'était ma technique et elle a bien fonctionné ! Qu'en pensez-vous ?
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