Distance parcourue : 2907MN (5387Km)


Afficher Traversée de l'atlantique sur une carte plus grande
Note : pour me contacter.

vendredi 12 février 2010

Coucou à vous tous… c’est Marinette qui prend sa plume pour :


1er : Remercier Christophe qui nous a fait la surprise de ce blog en le rendant vivant, instructif et accro au point de le regarder matin et soir pour certains ! Que font les navigateurs ? Quel temps ont-ils ? Est-elle malade ? etc … etc …
2ème : Vous donner mes impressions.

Le départ de l’ile de Ténériffe à 17h nous a permis de s'en éloigner en douceur, sous le soleil, pour l’apercevoir dans la nuit avec ses lumières sur toute sa côte et ses montagnes, pour la perdre de vue complètement à ne plus voir que les étoiles qui ne nous ont pas quittées pendant notre parcours.

Se réveiller le matin avec la mer pour seul horizon, c’est beau, c’est grand, c’est loin. Notre bateau est bien petit parmi cette immensité, mais il nous protège, nous emmène, où ? Là-bas…

En attendant, mon estomac me fait quelques blagues, ne rejette rien mais n’accepte pas grande nourriture la 1ère semaine, alors que pour mes compagnons : TOUT EST BON !

Que faire pour s’occuper : jeu de carte, scrabble, typo, mots croisés, livres, tout ceci fut emporté mais en fait, c’est la lecture qui a primé et l’observation de la mer, du ciel, des poissons volants, des dauphins...

Les journées passent relativement vite, au rythme des quarts, du lever du soleil, des repas, du coucher du soleil et du lever de la lune. La mer fût pour moi un terrain de jeux où toutes les équipes faisaient leur match en même temps. Certains jours, il y a eu des matchs de rugby très animés, avec pour applaudissements, le bruit, beaucoup de bruit : le vent, les vagues et le bateau. Nous n’étions pas dans un monde de silence et tout noir !
Parlons des couleurs : La mer possède une multitude de bleus, de gris, de blanc, le ciel changeant avec ou sans nuage, avec ou sans soleil, la nuit avec son premier quartier de lune jusqu’à sa pleine lune.
Faire un quart de minuit à 3h sur une mer devenue argentée par cet astre que nous ne regardons pas assez souvent, va m’inspirer pour un nouveau tableau.

A aucun moment, je n’ai eu peur et me suis ennuyée. Un jour où l’Océan nous « secouait » un peu trop à mon goût, j’ai désiré embrassé la terre en arrivant en Martinique, chose faite.
Je confirme bien que mon élément est la terre ferme, mais je reprends ce que Christophe vous a déjà écrit :
« Un horizon de 360° tous azimuts, un paysage en perpétuel changement, dans une mouvance qui n’a pour relief éphémère que la houle et les vagues sculptées par le vent et l’océan, cet océan où l’on se perd d’un regard… »
Je me retrouve bien dans cette situation et c’était beau.


Je remercie Jean François qui a donné l’occasion à Dany de réaliser un rêve, et moi j’ai suivi, confiante dans les hommes, le bateau, la mer et les alizés. Il est dit : aux innocents, les mains pleines ! Je confirme, car cette traversée a été exceptionnelle d’après notre skipper Alexandre que je remercie également pour la route choisie.

Je remercie famille et amis qui nous ont suivi journellement, nous faisant prendre conscience que ce que nous réalisions (à notre âge) n’était pas banal.
Je vous embrasse tous et donne la parole à Dany et peut être à Jean François s’il veut bien, cela nous ferait très plaisir.
Marinette

1 commentaires:

  1. Marinette, tes commentaires nous feraient presque (je dis bien presque), penser que ce que vous venez de vivre est simple, facile, et accessible.Tu nous décris si bien en quelques lignes la fascination de la mer, le poids de ses mystères et la rumeur de ses vagues que tu nous donnes envie ! Mais restons humbles et lucides ! On dit que, pour chaque homme, la mer est poésie, et que chaque poète a sa mer. Et bien, l'Atlantique a trouvé le sien.
    Bises. Jocelyne et Michel

    RépondreSupprimer